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Lundi 6 juillet 1 06 /07 /Juil 13:08

Si j'étais proche de l'ancien président Pascal LISSOUBA je l'aurais conseillé de faire de son patronyme une marque déposée car jamais, dans l'histoire du Congo moderne, les acteurs politiques ne se sont autant disputés la proximité avec un leader politique comme le font aujourd'hui les membres de l'Union panafricaine de la démoctratie sociale (UPADS), parti créé par Pascal LISSOUBA.
N'eut été l'invalidation des candidatures de ses deux membres, le parti aux trois palmiers aurait été le seul  à présenter deux Candidats : Ange Edouard Poungui et Christophe Moukouéké. A ces deux figures très connues de la politique congolaise s'ajoutent deux dissidents se présentant individuellement. Précisément KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU et TCHIBINDA KOUANGOU.
En somme, à lui seul le parti de Pascal LISSOUBA  devait présenter quatre de ses membres et tous ne manquent pas de mettre en exergue leur attachement au professeur président exilé en Hexagone.

Hormis ces quatre candidats, d'autres de ses anciens lieutenants comme Joseph Hondjuila Miokono et Rigobert Ngouolali se sont aussi lancés dans la course à la présidence, mais la candidature du dernier a été invalidée. Ces deux politiques étaient des protégés de Charles David GANAO, ancien premier ministre de P. LISSOUBA, devenu grand soutien du président sortant.

Qui sont ces candidats et quelles sont leurs chances de battre le poids lourd Denis SASSOU NGUESSO ?


                                                        Source image :  www.congo-internet.com

                                                  Ange Edouard POUNGUI
Il est surtout connu en tant qu'ancien Premier ministre du président Denis SASSOU NGUESSO dont il est aussi beau-frère car marié à sa cousine.
M. POUNGUI ne s'en cache d'ailleurs pas. Au contraire, il déclare être le mieux placé pour battre le président sortant parce qu'il le connaît autant sur le plan politique que familial.
Cet homme dont les détracteurs récusent le nomadisme politique est passé par 5 partis politiques (excusez du peu) en 18 ans : PCT, l'UPSD, l'UR, le CDUR et UPADS (Aile Tsaty Mabiala).
Au-delà de la critique il faudrait reconnaître que derrière ses airs de bourgeois,  ce juriste de formation qui manie avec brio la langue de Molière ne manque pas d'expérience.
M. POUNGUI connaît bien l'histoire et les rouages de la politique congolaise. Il a bercé très tôt dans cet univers en côtoyant des barons comme feu Edouard NOUMAZALAYE et Ange DIAWARA. Il est aussi reconnu comme un éminent technocrate. Son expérience dans la gestion des affaires publiques le conduisit d'ailleurs à la tête de Banque des  Etats d'Afrique Centrale.

                                                  Ses chances de gagner

 Dans un Etat où la démocratie est une culture M. POUNGUI aurait donné du fil à retordre au président SASSOU NGUESSO, mais dans un pays comme le Congo ses chances sont quasi nulles. D'ailleurs, si chance il y avait elle serait amoindrie par l'émiettement de l'électorat de Pascal LISSOUBA qui se trouve éparpillé entre 4 candidats. Qui plus est, le candidat POUNGUI souffre d'un problème de légitimité. Il est loin de faire l'unanimité parmi les Lissoubiens. On pourrait par ailleurs lui reprocher le fait d'avoir vécu de façon ininterrompue en France depuis 1997, loin des problèmes auxquels les congolais font quotidiennement face et de se retrouver candidat du jour au lendemain.

Cette première élection aurait pu, tout au plus, permettre à Ange Edouard de se rendre populaire, d'apprendre à se frotter à la population et de bâtir, de facto, la notoriété de leader national qui lui permettra de compétir en 2015. Sa candidature étant invalidée, il pourrait consacrer son temps à préparer les prochaines échéances si, et seulement si, l'âge le lui permettait encore.


                                                                         Christophe MOUKOUEKE

                                                        Image : www.afdevinfo.com

Il est l'un des barons du régime de l’ex-président Pascal Lissouba. Il faisait partie des noyaux durs du régime Lissouba. Cet ancien faiseur de ministres était de celle qu'on appelait la "bande des 4" qu'il composait avec MM Martin MBERI, Victor TAMBA-TAMBA et MOUNGOUNGA KOMBO NGUILA.
Cet ancien cacique du PCT (parti du président SASSOU NGUESSO) a gravi un à un les échelons de la Nomenklatura politique congolaise. Proviseur du lycée Emery Patrice Lumumba, il occupa, entre autres fonctions importantes, le poste de commissaire politique de la Sangha et a été membre du comité central du PCT.
La génération actuelle ne se rappelle que ses fonctions de secrétaire général de l'UPADS. Il est connu pour sa verve et ses convictions politiques. En 2005 certaines  informations concordantes faisaient état de son exclusion du parti par Pascal LISSOUBA.
Candidat aux élections présidentielles, quelles auraient été ses chances de réussir son pari ?

M. MOUKOUEKE souffre du même problème que M. POUNGUI. Un leadership contesté, un parti divisé, une popularité très limitée. En fait, M. MOUKOUEKE apparaît plus comme un homme d'appareil qu'un homme de terrain. D'ailleurs, son élection en tant que député a été constesté.
Le moins qu'on puisse dire c'est que l'éclatement de l'UPADS ne lui aurait pas permis de s'assurer une élection à l'image de celle qui conduisit brillamment Pascal LISSOUBA à la tête de la magistrature suprême. Il pourrait désormais s'atteler à ressouder le parti et préparer sérieusement les élections intermédiaires qui permettront peut-être à l'UPADS de retrouver son rang de premier parti du Congo.

                                        Joseph KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU
                                                                                    Source image : congo-site.portail.info

Cet  homme est considéré comme un jeune loup de la politique congolaise. Il est caractérisé par son ambition et surtout son audace qui le poussa à être candidat aux élections présidentielles de 2002 pour lesquelles il arriva en deuxième position loin derrière l'actuel président.
Son site de campagne rapporte que "Joseph KINGOUMBI KIA MBOUNGOU fait partie de la nouvelle classe politique congolaise, qui a vu le jour au lendemain de la conférence nationale de 1991. En effet, il fait ses débuts en politique en juin 1991 en adhérant au tout nouveau parti politique du Professeur Pascal LISSOUBA créé juste après la conférence nationale."
On sait de lui qu'il a été cadre de la défunte Banque commerciale congolaise qui fit faillite il y a près de 20 ans pour mauvaise gestion.
Ayant retiré sa candidature lors des primaires internes de l'UPADS (Aile Tsaty Mabiala), il se ravisa pour se positionner en tant qu'indépendant. Il déclarera : «Ne pas maintenir ma candidature à la présidentielle de 2009 serait manquer de respect à tous les Congolais qui m’ont fait confiance et me font encore confiance. Ce serait faire montre de manque de responsabilité et de suite de ma part».

Sera-t-il la surprise de ces élections ?

Difficile de répondre par l'affirmative. Le raisonnement pourrait être le même que pour ses partisans de l'UPADS. La question aurait été de savoir qui de POUNGUI, MOUKOUEKE, KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU et TCHIBINDA KOUANGOU serait arrivé en tête ? L'ordre d'arrivée au premier tour, derrière D. SASSOU NGUESSO aurait pu déterminer qui des quatre upadesiens pèsent le plus sur l'échiquier national.
Cet homme plein de volonté n'a pas encore la stature nécessaire pour bousculer l'establishment congolais. Durant le septennat du président SASSOU NGUESSO il n'a pas suffisamment travaillé afin d'asseoir son leadership et élargir son électorat de 2002. Pire, il n'a pas réussi à devenir l'homme incontournable de son parti. Les siens le considèrent plus comme un opportuniste qui aura profité de l'absence des poids lourds du parti pour se faire une place au soleil. Pourtant, il fallait avoir du courage pour affronter Denis SASSOU NGUESSO en 2002 ; il a été le seul à le faire, alors que les autres optèrent pour l'exil ou pour la politique de la chaise vide. Les candidatures de POUNGUI et MOUKOUEKE étant invalidées, il pourrait avoir le champ libre et capter les voix de l'électorat lissoubien. Il tient peut-être une occasion de prouver aux barons de l'UPADS que l'ère des 4 mousquetaires est passée et qu'il faudra désormais compter avec lui dans le parti.



                            Jean-François TCHIBINDA KOUANGOU

                                                 Source image : http://kovalin.chez-alice.fr/portrait.html


Cet ancien Ministre de la Justice du président Pascal LISSOUBA a été également conseiller juridique du président SASSOU NGUESSO, premier secrétaire de l'Assemblée nationale populaire et juge à la cour suprême sous SASSOU I. Il a fait partie en 1977 de la cour revolutionnaire de justice chargée de juger les prétendus assassins du président Marien NGOUABI. Il a par ailleurs été membre du comité central du PCT avant de militer plus tard au sein de l'UPADS.
Le moins qu'on puisse dire c'est que, eu égard à son expérience, on peut se  permettre d'affirmer que cet homme n'est pas un louveteau de la politique.

Quelles sont ses chances de gagner ?

Il faudrait d'emblée poser la question de savoir si M. TCHIBINDA KOUANGOU est connu de ses compatriotes. Suffit-il d'être candidat pour être élu ?
La question reste entière. Cet homme est sans aucun doute talentueux, son expérience pourrait plaider pour lui, mais en politique l'intélligence ne suffit pas.  Une élection nécessite un travail de longue haleine. Pascal LISSOUBA a été élu en 1992 parce que tous les congolais, ou presque, le considéraient comme l'homme de la situation. Sa notoriété venait du mythe qui a été bâti autour de lui. Aussi, il pouvait se targuer d'avoir une stature à la fois nationale et internationale que n'ont pas la majorité des opposants du président SASSOU NGUESSO. 
Tout comme M. KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU en 2002, M. TCHIBINDA KOUANGOU devrait faire de cette élection un test, une véritable entrée qui lui permettra plus tard de peser dans l'échiquier politique congolais.

                  Les Lissoubistes affiliés, plutôt les "Ganaoïstes" abandonnés


                         Joseph MIOKONO HONDJUILA
                                                 Source image : http://dsnchuteen2009.wordpress.com

Cet ancien Ministre du commerce, des petites et moyennes entreprises de Pascal LISSOUBA est un cadre supérieur des finances à la retraite. Ancien protégé de GANAO, il a depuis créé son propre groupement politique dénommé  Rassemblement des Forces pour la Démocratie (RFD) qui rappelle étrangement l'Union des Forces Démocratiques (UFD) de GANAO.
Avec GANTSEBE, NGALIBALI, ABANDZOUNOU, Rigobert NGOUOLALI et l'inévitable GANAO ils constituaient le groupe des Tékés (du nord) les plus puissants de la République sous P. LISSOUBA. Ce socle se trouve aujourd'hui disloqué. GANAO le parrain soutenant SASSOU NGUESSO, R. NGOUOLALI qui postulait aussi pour la présidence et dont la candidature a été invalidée et les autres n'existant plus que par leurs noms.

Quelles sont ses chances de gagner ?

Comme je l'ai tantôt mentionné, gagner en politique nécessite un vrai leader, un projet et des alliés. Le président du RFD est-il un chef de parti ou un véritable leader ? A-t-il des alliés dignes ?
C'est à ces questions qu'il faudrait répondre avant de commencer à envisager une éventuelle victoire de cet homme dont on reconnaît la ténacité, la probité, l'expérience et la connaissance de l'administration congolaise.
Avant de prétendre à une victoire M. MIOKONO HONDJUILA devrait se tailler un costume de leader national. Jusque là quand on évoque son nom on pense directement à son ethnie. Il n'est pas rare d'entendre ses compatriotes dire : "c'est un homme politique Téké". Cette image de leader clanique qui le colle à la peau est un véritable frein pour son élection. Le candidat MIOKONO devrait avant tout se départir de cette image.
Aussi, il convient de constater que pour ces élections la communauté téké alignait au départ quatre candidats : DZON, MIERASSA, MIOKONO et NGOUOLALI. Ayant opté pour DSN, GANAO ne peut plus être considéré comme un leader politique en activité. Ces élections permettront de savoir qui de DZON, de MIERASSA, de MIOKONO et de NGOUOLALI est le premier leader de la communauté Téké. Nous le saurons après le 12 juillet 2009.
 



                                                                  Rigobert NGOUOLALI

 

                                                         Source : www.mondomix.com

Rigobert NGOUOLALI est une référence dans le domaine des eaux et forêts au Congo. Cadre supérieur et international depuis 1967
il n'a débuté sa carrière politique qu'après la conférence nationale au sein de l'UFD de Charles David GANAO. Dès 1992 il est nommé Ministre des eaux et forêts sous la présidence de Pascal Lissouba. Il est l'un des hommes politiques congolais les plus discrets. Pourtant, son efficacité n'est plus à démontrer.  "Disposant d’une expérience, d’une compétence et d’une intégrité reconnues, il est candidat à l’élection présidentielle en totale indépendance afin de contribuer à l’avenir du Congo". Il est l'un des déçus de GANAO et anime depuis 2007 son propre groupement politique dénommé
Action pour la Renaissance du Congo (ARC).

La question qui nous intéresse est celle de savoir s'il aurait été capable de battre DSN.

J'ai toujours pensé que pour remporter une élection il ne suffit pas d'être intègre. Il faut non seulement réunir le tryptique projet, leader, alliés mais aussi être VAP c'est-à-dire être visible, audible et plausible. Or le candidat NGOUOLALI est très discret, peu connu des congolais et pas très percutant comme opposant d'un Denis SASSOU NGUESSO qui maîtrise pafaitement la communication, qui est un leader charismatique et dispose d'un projet. Nombreux sont des partis qui se bousculent devant son portillon pour se constituer comme alliés importants dans son dispositif.
Eu égard à toutes ces considérations, je doute fort qu'un observateur averti aurait pu parier sur une éventuelle victoire du président de l'ARC au deuxième tour des élections présidentielles.
 
Il aurait été plutôt intéressant d'apprécier la bataille pour le leadership entre DZON, MIERASSA, MIOKONO et NGOUOLALI.

La suite des candidats à venir...

                                                               

Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Lundi 6 juillet 1 06 /07 /Juil 13:06

                                                             Guy-Romain KINFOUSSIA (GRK)
                                                                                          Photo Ya King, pour AEM, source image : www.afriquechos.ch

 

Président de l’Union pour la Démocratie et la République (UDR-Mwinda), cet ancien de Saint Cyr et colonel à la retraite est depuis le décès de l’ancien premier ministre André MILONGO le porte étendard de l’UDR-MWINDA. La reprise de ce parti n’a pas été du tout facile. Stéphane MILONGO, fils du leader du parti, ayant lancé une OPA sur le parti laissé par son père, il a fallu convaincre les « anciens » et les militants afin de s’imposer au sommet du parti.

Même s’il n’a pas empêché la création par Stéphane MILONGO de l’Udr-Mwinda authentique, en bon officier, Guy-Romain KINFOUSSIA a su resserrer les rangs et mettre en ordre de bataille le parti en vue de la conquête du pouvoir.

Reste maintenant à savoir si le candidat KINFOUSSIA réussira ce qu’André MILONGO n’a pas pu, C’est-à-dire parvenir à la magistrature suprême. Quelles sont chances pour y parvenir ?

Logiquement le candidat de l’UDR-Mwinda devrait être considéré comme l’un des candidats les plus sérieux. Avec un travail de sape il pourrait récupérer une grande partie de l’électorat de Bernard KOLELAS qui n’accepte pas le ralliement, plutôt l’aliénation du MCCDI au profit du PCT et de son leader D. SASSOU NGUESSO. En effet, habitués à avoir un leader politique s’opposant aux régimes en place, les militants du MCDDI pourraient se sentir orphelins et trouver en GRK une consolation, une sorte de nouveau père. Mais, faudrait-il encore que ce dernier ait une étoffe de leader comme l’a été André MILONGO et comme l’est, même amoindri, le vieux Békol.

Toutefois, la multitude de candidatures de l’opposition et des ressortissants du Pool pourrait causer l’éparpillement des voix qui auraient pu revenir à GRK. Car avec Modeste Boukadia, Georges Bissingou, Dominique Kounkou, Jean Didier Diamana « Kirikou Nunga » et Mizidy cet électorat n’aura que l’embarras du choix. Surtout dans une "démocratie" où on vote plus sur une base ethnique que sur des considérations purement patriotiques.

Au bout du compte, cette élection pourrait tout au plus permettre à Guy-Romain KINFOUSSIA de savoir s’il est le digne remplaçant d’André MILONGO et si dans les années à venir il pourrait peser dans l’échiquier politique.




 


                                                                                       
Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Lundi 6 juillet 1 06 /07 /Juil 13:02

Le 12 juillet 2009 quatre autres candidats solliciteront le suffrage de leurs compatriotes congolais. Il s’agit d’Anguios Nganguia Engambé, d’Ernest Bonaventure Mizidy Bavouéza, de Jean Ebina et de Bertin Pandi-Ngouari.  

Si Ernest Bonaventure Mizidy Bavouéza, déjà candidat en 1992 et en 2002, se présente sous le label de la Convention républicaine des libéraux dont il est aussi président, les trois autres candidats sont des indépendants. Cet article se propose de vous présenter chacun d’entre eux.


                                                      Anguios Nganguia Engambé                       

                                                              Source image : www.lasemaineafricaine.com


D’aucuns considèrent sa candidature comme la plus improbable et la plus audacieuse de ces élections.

On connaît peu de choses sur lui. C’est un nouveau sur l’échiquier politique congolais. Douanier et consultant auprès des institutions monétaires internationales et commerciales, M. Anguios Nganguia Engambé est surtout connu comme homme d’affaires averti. Il est propriétaire d’une institution de micro finance. Ceux qui l’ont côtoyé louent son altruisme et sa promptitude à apporter assistance à ceux qui sont dans le besoin.

Ses vrais premiers pas dans l’arène politique remonte à 2007 quand il fut candidat malheureux aux élections législatives de la même année.

Fin communicant, pour les élections présidentielles de 2009 le principal acte de sa campagne a été le mariage de sa fille qu’il a su habilement mettre en scène par la médiatisation et une parade à travers les principales artères de Brazzaville.
Candidat pour une première fois, et sans appui financier apparent, il est l'un des rares, hormis le président sortant, à avoir loué un jet privé de 32 places venu droit de l'Hexagone pour sa campagne électotale. Il est aussi le seul qui refuse de distribuer l'argent et les tee-shirts aux populations auxquelles il pose la question suivante : «Les hommes politiques vous donnent 2000 francs, aujourd’hui, vous allez manger et que ferez-vous demain?». L'homme qui veut «Préparer la jeunesse à l’économie du savoir et de la prise de risques, pour changer et reconstruire le Congo de demain» est nul doute un candidat audacieux qui milite par ailleurs pour le renouvellement de la classe politique congolaise restée quasiment la même depuis l'indépendance du Congo.

Peut-il battre DSN ?

D’emblée j’aurais envie de demander « qui connaît Anguios Nganguia Engambé ? »

Cet indépendant part avec plusieurs handicaps. Il est peu connu des congolais et il ne dispose d’aucune assise politique nationale. Bien que réaliste, son projet ne semble pas structuré et il n’a aucun allié. Il devrait d'abord gagner ne serait-ce qu'un siège au palais du parlement. Cela lui permettrait non seulement de s'affirmer comme véritable homme politique, mais aussi de mettre le pied à l'étrier et d'avoir une parfaite maîtrise de la gestion des affaires publiques.

Autre point important, cet homme qui se présente comme le «président du changement et de l’espoir des Congolais» est de la même ethnie que le président sortant. Pourra-t-il titiller DSN dans sa tanière Mbochi ?

Un journal congolais s’est amusé à ironiser la candidature de ce natif d'Aballa qui n’aurait pas un nom de domaine Internet spécialement créé pour sa campagne présidentielle. En effet ce journal écrit : « Il faut savoir meubler sa personnalité et monsieur Anguios  Nganguia-Engambé, devrait commencer par se dire qu’une adresse Yahoo, s’inscrit dans le droit chemin d’un tâtonnement qui se lit au grand jour. Il est décent d’avoir comme adresse un « anguios.org » par exemple. Cela donnerait du sérieux au personnage donc à une candidature à l’élection présidentielle ».

J’aurais réagi de la même façon, mais cela n’est-il pas à l’image de l’administration congolaise en général ? N’est-il pas courant au Congo de voir des institutions et ministères importants fournir comme contacts électroniques des adresses électroniques « yahoo.org » ? D'ailleurs combien de candidats ont-ils créé leur propres noms de domaine ?

Bref, on pourrait considérer cette candidature comme un coup d’essai, une véritable action marketing qui a d'ores et déjà permis à ce candidat d’être connu. On se souviendra qu'en 2009 M. Anguios Nganguia Engambé a été candidat aux élections présidentielles. Cette candidature pourrait aussi être une preuve que toute l’ethnie Mbochi n’est pas acquise à DSN.

La suite à venir

 

 

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