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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 18:22


 
A l'occasion des troisièmes élections présidentielles de l'ère post conférence nationale de la République du Congo, ce blog se propose de vous accompagner à travers l'analyse des enjeux électoraux et les chances de chaque candidat de battre le président sortant.
Le moins qu'on puisse dire c'est que ce petit Etat d'Afrique centrale pullule d'hommes politiques. Le 12 juillet 2009, 17 candidats (rien que ça !) devraient se présenter devant les électeurs. Mais quatre d'entre eux ont vu leurs candidatures invalidées par le conseil constitutionnel parce qu'ils "n'ont pas résidé ces deux dernières années de façon ininterrompue au Congo", comme le prescrit la loi ou, pour certains, parce qu'ils ont dépassé l'âge légal pour se présenter. A vous d'apprécier. Il s'agit d’Ange Edouard Poungui, de Marcel Guitoukoulou, de Rigobert Ngouolali et de Christophe Moukouéké.
Pas besoin de trop de se demander quels sont ces challengers du Président Denis Sassou car ces derniers sont peu ou prou connus par les Congolais.
On dirait simplement que c'est une sorte de bis repetita, dans la mesure où on pourrait noter que ce sont tous des Anciens, à quelques exceptions près, du microcosme politique congolais.
Tout ce qu'on peut constater de très particulier c'est qu'aucune femme n'est candidate à cette élection. Est-ce le signe du  désintérêt de la politique par la Congolaise? La femme congolaise a-t-elle décidé d'abandonner le destin du Congo entre les mains des hommes et des seuls hommes ?

Bref, après les prévisions, la présentation de chacun des candidats, leurs particularités et leurs chances de remporter ces élections, ce blog se propose de réfléchir sur le Congo d'après les élections, du gouvernement, donc des hommes qui seront amenés à réaliser le projet du président réelu.

 

                                            

Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 23:35

Avec 78% de suffrages, la réelection de Denis SASSOU NGUESSO n'est ni plus ni moins qu'un plebiscite. Comme il a été déjà mentionné dans les précédents articles, cette victoire était très prévisible compte tenu de la désorganisation, la  désunion et l'impréparation de l'opposition.
La question était de savoir qui des opposants secondera DSN ?

Comme en 2002, avec 7,6% Joseph KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU arrive en deuxième position, loin derrière DSN. Cette élection confirme sa position de premier opposant du président SASSOU NGUESSO.
Logiquement, au sein de l'UPADS, parti de Pascal LISSOUBA, cet homme devrait désormais être considéré comme une voix qui compte. Nul n'a fait mieux que lui depuis P. LISSOUBA. Avec 0,41% TCHIBINDA KOUANGA son camarade n'a pas pu peser sur ces élections.


Par ailleurs, comme je l'avais déjà noté dans d'autres articles, Nic Fylla confirme sa montée en puissance. Jeune loup de la politique, le président du PRL arrive en troisième position. Avec un peu plus de travail, dans sept ans il pourra être encore plus percutant et donner du tournis à la machine PCT.




Source images : AFP
Marion MADZIMBA EHOUANGO (0,19%) est l'un des grands perdants de ces élections. Engagé dans une opposition farouche, il n'a pas réussi à déjouer les pronostics qui l'annonçaient battu à plate couture.
La même observation pourrait être formulée à l'égard de Mathias DZON que les congolais de la diaspora considéraient comme un sérieux candidat. Il n'a pas pu mieux faire que 2,30 %. 
Au bout du compte, notre analyse d'avant les élections n'a pas été contredite par les faits. Ces élections confirment surtout la montée en puissance d'une nouvelle classe politique, celle d'après la conférence nationale de 1991. Miérassa (0,25%), Miokono (2,02%), deux anciens visages de la politique congolaise n'ont pas réussi à faire jouer leur expérience. On notera simplement que par ordre d'arrivée, Mathias Dzon est le leader téké à avoir engrangé plus de voix. On pourra peut-être le considéré comme le plus grand leader politique téké, ne serait-ce qu'en termes de suffrages recueillis.
Les jeux étant faits, il reste maintenant la question de l'après-élection. Quel gouvernement pour réaliser le programme du vainqueur ?
Après sa victoire, le président DSN a réaffirmé sa volonté de réaliser son "chemin d'avenir". Or, il s'avère que généralement un gouvernement est composé de différents soutiens du candidat. Les soutiens, le vainqueur en a une pléthore. D'innombrables partis et associations politiques ont soutenu à cors et à cris le président DSN. L'heure du partage du gâteau est arrivé. Qui sera nommé ministre ? Qui quittera le gouvernement ? Qui sera nommé à quelle fontion ?

Une chose est sûre, il y a beaucoup de soutiens, mais peu seront gratifiés.

Enfin, pour ces premières heures, il convient quand même de saluer la sportivité des candidats malheureux, notamment Anguios Engambé (0,30%) et Jean Ebina (0,27%) qui ont très tôt reconnu leur défaite. Peut-être un signe de l'émergence d'un esprit démocratique au Congo ?

 

Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 11:07


Désistement d'opposants, critiques, contestations du taux de participation, etc. Mais y avait-il un suspens et de vrais enjeux pour ce premier tour des élections présidentielles ? N'étions pas nous dans les chroniques d'une victoire annoncée ?

Source image : www.voxafrica.com
On a beau décrier les balbutiements des organisateurs des élections, la campagne électorale inéquitable, la mainmise du président sortant sur les médias nationaux, le manque de transparence totale et autres griefs, le fait est que face à lui Denis SASSOU NGUESSO n'a pas trouvé, me semble-t-il, un opposant capable de l'inquiéter.
Qui pouvait vraiment battre le président sortant ? Avec quel projet et quelle organisation ?
DSN n'est pas imbattable. Il l'a déjà été dans le passé. La réalité est qu'aujourd'hui aucun candidat ne dispose ni de la stature ni du projet, encore moins de l'organisation qui jadis avait permis à Pascal LISSOUBA d'être triomphalement élu.
Pour battre un homme qui maîtrise aussi bien l'échiquier politique congolais comme DSN, il faut être une réelle alternative, il faut avoir un projet, il faut être un vrai leader, il faut être visible, audible et plausible.
Or, il s'avère que les opposants congolais sont pour la majorité des épiphénomènes. Ils sont inexistants, ou presque, durant sept ans de mandat de DSN et n'apparaissent que quelques mois avant les élections. Souvent ils se comportent même comme des courtisans du président en exercice. Cela porte un coup sur leur crédibilité.
On a l'impression que ces opposants congolais ignorent le b.a. ba de l'action politique : occuper en permanence le terrain. C'est ce que DSN s'est toujours attelé à faire. Président en exercice, il occupe en permanence l'espace médiatique grâce à une communication agressive, ne serait-ce qu'à travers les différentes émissions à la télévision comme "Prési-zoom" ou Les Dépêches de Brazzaville, quotidien totalement à son service, vendu à très bas prix au Congo et mis quotidiennement en ligne.
Par ailleurs, on pourrait souligner le morcellement de l'opposition qui, bien que réunie au sein d'une coalition, est incapable de désigner un candidat unique comme challenger du président sortant. On se poserait d'ailleurs la question de la raison d'être de cette coalition, alors qu'en face la Majorité présidentielle avec une multitude de partis et d'associations politiques s'est comme un seul homme rangée derrière Denis SASSOU NGUESSO.
Au bout du compte, sauf  un véritable cataclysme, rien ne pouvait inquiéter le président sortant qui se savait bien parti pour renouveler son bail pour sept années de plus. Et malgré toute la cacophonie et les approximations des organisateurs ces élections étaient sans enjeux.

 

Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 13:10


                                                                                Source image : www.congo-site.portail.info

Le 6 juin 2009, après un faux suspens et une tournée qui lui a permis de s'assurer l'engouement du peuple congolais de l'intérieur, le président Denis SASSOU-NGUESSO annonçait sa candidature aux élections présidentielles de juillet prochain. S'estimant encore utile au Congo il décide de solliciter une fois de plus le suffrage de ses compatriotes.
Malgré tout ce que ses opposants pourraient lui reprocher, l'objectivité voudait qu'on reconnaisse tout de même qu'il a fait bouger les choses. La manne financière engrangée grâce à la flambée du prix du pétrole des mois passés lui a permis de d'engager des travaux sur plusieurs fronts, allant des infrastructures de transport à l'hydroélectricité en passant par la construction de plusieurs édifices qui manquaient de façon criarde à cet Etat qui se dit moderne.
Même si le satisfécit ne peut pas être total, il convient de reconnaître qu'il s'est attelé à l'essentiel : la paix et la stabilité. En effet, sans cette paix et cette stabilité le Congo serait resté le mouton noir des Etats d'Afrique centrale. Avec cette nouvelle candidature il espère réaliser son nouveau projet de société dit
« le Chemin d'avenir : de l'espérance à la prospérité » qui s'appuie sur l'industrialisation et l'Education pour développer le Congo.
En somme, s'il fallait le noter pour son précédent mandat, on dirait "peut mieux faire".

                                                               Ses soutiens

Il aurait pu prendre pour slogan de campagne "L'espoir d'une génération", comme son prédécesseur Pascal LISSOUBA, tant les soutiens hauts en couleur de ceux qui rappellent le vieux Congo, notamment Théophile OBENGA, YHOMBI OPANGO, Bernard KOLELAS et Charles David GANAO. Ces personalités que je qualifie de Docteur Jekyll et Mister Hyde de la politique congolaise sont présentes dans tous le régimes et alliés de tous les courants politiques du Congo. On a parfois l'impression qu'ils se dédoublent tant leurs convictions sont aussi fluctuantes que le dollar américain.  Ces alliés d'aujourd'hui du président SASSOU NGUESSO ont, selon les circonstances, étaient ses amis, opposants voire ennemis, alliés, opposants et encore alliés !

Espérons qu'une fois réelu, le président congolais ne fasse pas la bévue de les placer au sommet de l'Etat comme l'avait fait son prédécesseur. Le monde a tellement évolué que ces hommes sont, me semble-t-il, en décalage des réalités socio-politico-économiques actuelles. Les remettre dans le jeu politique pourrait réveiller la guerre des egos qui risquera, à terme, de replonger ce pays dans la barbarie des décennies passées.

                                                                  Ses hommes

Pour assurer une victoire éclair, le président sortant s'est constitué un véritable Etat-major, mieux, un gouvernement dont le chef d'orchestre n'est autre que son directeur de cabinet Firmin Ayessa. Une bonne partie de son gouvernement et autres hauts fonctionnaires de l'Etat sont aussi membres de cette "firme". On se demanderait d'ailleurs pourquoi, pour des raisons d'impartialié, ils ne démissionneraient pas le temps de l'élection.

                                                                     Ses atouts

Le premier atout du président de la république est sans aucun doute sa puissance financière. Il est capable de mobiliser des milliers de personnes autour de lui. Le méga meeting qu'il a organisé en vue de la proclamation de sa candidature en est une illustration probante. Il est l'un des rares candidats à pouvoir aller dans les quatre coins du territoire congolais sans avoir de problèmes de logistique. Il convient d'ajouter à cela le fait que toute l'administration est tenue par ses hommes qui sont d'office ses agents de campagne de proximité.

Son bilan plaide aussi pour sa réelection. La majorité des congolais louent ses efforts pour la consolidation de la paix. Cela rappelle d'ailleurs feu le président Omar Bongo qui répondait à ses compatriotes : 
"certes on ne mange pas la paix, mais sans la paix vous ne mangerez rien."
Enfin, entre autres atouts, il faudrait aussi mentionner sa connaissance de ses opposants. La majorité de ses challengers ont, en effet, été d'une manière ou d'une autre ses collaborateurs. En fin policier il a au moins une fiche sur chacun de ces hommes. Il connaît leurs forces et leurs faiblesses.
Nous saurons la suite dans quelques jours...


Par votre analyste pour les PRESIDENTIELLES CONGO
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 13:09

Quatre leaders politiques font office de trublions de la scène politique congolaise. Il s'agit de Mathias DZON de l'Union Patriotique pour le Renouveau National (UPRN), Nicéphore Fylla de Saint Eudes candidat du Parti Républicain Libéral (PRL), de Clément MIERASSA. Ils se distinguent par leur indépendance d'esprit et une certaine autonomie financière et de Marion MADZIMBA EHOUANGO de l'Association  Marien NGOUABI Ethique.


                                                                 Mathias DZON

                                       Source image :  www.lechoc.info/PAGES/29048election.htm

Quand on évoque Mathias DZON on pense illico à l'argent. En effet, la carrière professionnelle de cet homme est intimément liée aux finances. L'actuel président de l'UPRN n'a pas connu d'autres univers que celui de la haute finance.
Entre autres fonctions, il a été
Directeur Général de la Banque Internationale du Congo (BIDC), Ministre de l’économie, des Finances et du Budget du premier gouvernement d’après guerre ( il y restera jusqu’en août 2002) et Directeur National pour le Congo de la Banque des Etats d'Afrique Centrale (BEAC).
Contrairement à la majorité des candidats, il est l'une des rares personnalités de la scène politique congolaise actuelle à avoir assumé les fonctions de responsabilité à l’époque du monopartisme  sans être membre du PCT, parti-Etat. On le considère aussi comme l'un des politiques les plus patriotes. Ce patriotisme l'a poussé à se rapprocher de Pascal LISSOUBA et D. SASSOU NGUESSO à chaque fois que l'intérêt du Congo a été en jeu.
Ses détracteurs estiment qu'il s'agit plus d'opportunisme que de patriotisme. Il lui est souvent reproché, à tort ou à raison, de faire la promotion des membres de sa tribu à chaque fois qu'il a occupé des hautes fonctions. Certains arguent même qu'à chaque fois qu'il a été nommé il a transformé les entreprises et/ou les départements qu'il a dirigés en "petit Gamboma".

Fera-t-il un hold up électoral ?

Si l'argent pouvait tout faire, M. DZON rivaliserait sérieusement le président SASSOU. On le considère comme l'un des hommes politiques congolais les plus fortunés, mais il lui manque une véritable machine électorale pour déranger le pouvoir en place qui le respecte au demeurant.
Par ailleurs, on pourrait lui reprocher le manque de fibre politique. Si le natif d'Ingouélé est reconnu comme un financier hors pair, il est loin d'être un animal politique, encore moins un grand tribun.
Il est l'un des premiers candidats déclarés et a entrepris de se tailler bon an, mal an une envergure nationale. Depuis quelques mois on voit de moins en moins en lui un leader local ou clanique comme le jugeaient ses détracteurs il y a quelques années.
Pour autant, sans une machine électorale digne de ce nom, battre D. SASSOU NGUESSO ne sera pas une tâche aisée car la popularité de ce dernier s'étend jusque dans le fief supposé de M. DZON.


                                                    Nicéphore FYLLA de SAINT EUDES
 

                                          Source image : http://www.afriquechos.ch

Cet ancien Directeur associé du prestigieux cabinet international Ernest&Young a aussi dirigé Saris-Congo en tant que Directeur Général, fonction qu'il a quittée en janvier 2009 pour se consacrer pleinement à la campagne présidentielle.
Parfait connaisseur de l'entreprise et excellent manager, il a été é
lu  meilleur manager africain de l'année 2006.
Cet homme politique de la génération 90 (celle de la conférence nationale) a un cursus universitaire à pâlir plus d'un congolais. Il est notamment
Enarque, diplômé de l'Institut Supérieur de Gestion de Paris, Docteur ès économie de l'Université de Grenoble (France), Docteur en Sciences Politiques et titulaire d'une maîtrise en droit privé de l'université Marien Ngouabi de Brazzaville.
Bon nombre de jeunes congolais le considèrent comme le leader du futur. Quoiqu'il advienne en juillet 2009, Nic Fylla a de beaux jours devant lui.
Puisqu'on en est encore aux supputations, quelles sont ses chances de devenir le président de la nouvelle génération ?

Nic Fylla, comme l'appellent affectueusement ses compatriotes, est l'un des plus jeunes candidats à la présidentielle. Il n'est pas un aparatchik de l'ancien régime, il se considère d'ailleurs comme un opposant modéré du président SASSOU NGUESSO. Son capital sympathie est très élevé au sein de la jeunesse. Personnellement je ne le vois pas au palais du peuple à la fin des élections de cette année, mais je reste convaincu que dans l'avenir il faudra compter avec lui.
Cet homme politique a la chance d'avoir le temps et l'âge pour lui. Il pourrait mieux structurer son parti, remporter des sièges au Parlement et se diriger tranquillement vers le palais.


                                               Marion MADZIMBA EHOUANGO

                                          Source image : www.starducongo.com

Ce professeur de Droit à l'université de Brazzaville disait toujours à ses étudiants qu'il fallait toujours être dans le système car l'opposition ne paye pas. Ironie du sort, il est aujourd'hui considéré comme l'un des opposants les plus virulents du "système PCT".
Juriste réputé et respecté, cet  ancien Directeur de cabinet du Ministre de la Défense Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba (aujourd'hui malade en France) est connu pour sa réthorique et son aisance dans les débats. Il a récemment défrayé la chronique en s'affrontant avec le Contre-amiral Jean-Dominique OKEMBA, le très puissant conseiller spécial et neveu du président SASSOU NGUESSO, qui dans une de ses lettres publiées dans la presse, dit de lui qu'il est un homme aigri qui a du mal à accepter qu'on ne l'ait pas nommé Ministre.
Nombreux de ses partisans craingnirent même qu'il passat la période électorale dans une cellule de la vieille maison d'arrêt de Brazzaville.
Ce dauphin de Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba qui a maintes fois défié le pouvoir en place se considère toujours membre conservateur du PCT. Il milite pour le retour de la constitution du 15 mars 1992 et estime que «Si nous avons risqué la vie aux citoyens congolais, en 1997, c’était pour défendre cette constitution».
A-t-il une chance face au candidat de son parti le PCT ?

S'il est incontestablement vrai que M. MADZIMBA EHOUANGO jouit d'une certaine popularité auprès des jeunes intellectuels, il n'en demeure pas moins que sa candidature est entourée d'une certaine cacophonie qui la rend moins crédible. Son programme de société est assez éloquent mais l'électeur voit surtout  dans sa candidature un pied de nez au pouvoir en place. On y voit plutôt une défiance qu'une réelle volonté de changer les choses.
De surcroît, le président de l'Association Marien NGOUABI Ethique ne dispose pas d'une base électorale capable de vaciller le régime en place. Or pour gagner en politique il faut inévitablement réunir trois atouts : un projet, un leader et des alliés. L'Association Marien NGOUABI dispose des deux premiers, mais manque des troisièmes. Il a pourtant très tôt commencé sa fronde, mais n'a pas pu s'imposer comme l'opposant numéro un. Certains observateurs le considèrent plus comme un enfant rebelle qui voudrait montrer à son père qu'il peut voler de ses propres ailes. Sa candidature ressemble à s'y méprendre à celle d'Idrissa SECK, ancien directeur de cabinet et premier ministre du Pdt Abdoulaye WADE qui s'opposa farouchement à son ancien mentor au point de le talonner aux présidentielles 2007 avant de rallier le parti. Espérons surtout qu'il réalise un score aussi éloquent que celui du Sénégalais.
Enfin, reconnaissons quand même que s'il continue dans cette lancée, cet homme pourrait dans un proche avenir s'imposer durablement en tant que leader. Il a un fort potentiel pour cela.


                                                       Clément MIERASSA

Trublion ? des quatre candidats M. MIERASSA est celui qui porte le mieux ce qualificatif. Il est aussi le plus ancien à survivre dans les arènes politiques du Congo. Cet expert économiste a été Directeur Général du Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques (CNSEE),
Directeur Général de l’économie (récemment) et ancien Ministre du développement Industriel, de la Pêche et de l'Artisanat sous P. LISSOUBA ; précisément dans le gouvernement dit de "60-40" (comprendre 60% opposition, 40% mouvance présidentielle) dirigé par feu Claude Antoine DA COSTA.

Cet homme se caractérise par sa constance dans ses convictions. C'est "le tonton flingueur" de la politique congolaise. Réputé pour ses diatribes contre les mauvais gouvernants, il est le seul à s'être opposé à tous les régimes. D'ailleurs en 1990, à la veille de la conférence nationale, il fut associé avec quelques politiques congolais comme GONGARAD, à tort ou à raison, à une tentative de destabilisation du régime SASSOU I.  Il ne dût sa liberté qu'au vent du sommet de la Baule qui soufflait de plein fouet sur le Congo. La majorité de ses compagnons d'infortune sont depuis passés dans le camp SASSOU, mais lui est resté dans l'opposition. Quoiqu'il fut membre du PCT, contrairement à bon nombre d'hommes politiques congolais, on ne pourrait  lui reprocher d'être un opportuniste, encore moins un "pique-assiette" de la politique. Clément MIERASSA ne bouffe certainement pas à toutes les sauces.

Pendant la guerre de 1997, alors que tous les hommes politiques avaient pris fait et cause pour LISSOUBA ou SASSOU, il a été le seul à appeler les deux protagonistes à la sagesse et au patriotisme. Courageux, il refusa de partir en exil alors que tout le monde prenait le large. Sa neutralité pendant la guerre fit qu'on lui refusa un poste de Ministre dans le premier gouvernement d'après la guerre.

Peut-il battre DSN ?

Clems, comme l'appellent les intimes, dirige le Parti Social - Démocrate Congolais (PSDC). Il est aussi le principal animateur de l'aile radicale de l'opposition, l'Alliance pour la république et la démocratie (ARD). Ses chances de battre SASSOU ne sont pas assez évidentes. Il est certes l'un de ses opposants le plus connu et le plus ancien d'entre eux mais peine depuis des années à élargir sa base électorale. Qui plus est, il traîne l'étiquette d'éternel opposant et d'aboyeur. Enfin de compte, il devient ce genre d'hommes politiques qu'on aimerait toujours avoir dans le paysage politique pour leurs gueulantes, mais de là à lui confier les destinées de la République... Une sorte d'Olivier Besancenot à la congolaise me diriez-vous ?
Pourtant, cet autre candidat de la communauté Téké est respecté par les économistes du Congo et même de la sous-région. Son grand handicap se trouve sans aucun doute dans les alliances. Ces alliés de l'ARD étant tous candidats, l'électorat de l'opposition risquera de s'éparpiller au soir 
Du 12 juillet 2009.
En politique il ne faut jamais dire impossible. Attendons dans trois semaines.

 

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